Regard sur la société

24 août 2012

En juin dernier, les déléguées et délégués du Congrès de la CSQ m’ont fait l’honneur de m’accorder leur confiance pour les représenter en tant que présidente de notre centrale syndicale. J’œuvre dans le milieu syndical depuis plus de vingt ans, dont douze comme membre du Conseil exécutif de la CSQ[1]. C’est donc forte de cette riche expérience que j’entame mon mandat à la tête de notre organisation. Mon père était ouvrier et ma mère couturière, et avec eux j’ai appris le respect pour le travail des gens de métier. J’ai aussi compris très tôt dans la vie qu’il fallait se battre pour obtenir un juste prix en échange de notre labeur et que nos chances étaient meilleures d’y parvenir en étant regroupés et solidaires.

Valoriser le travail de nos membres

À notre époque, bien des dirigeants politiques tentent de réduire le rôle des différentes catégories de personnel au rang de simples statistiques avec lesquelles on peut jouer à volonté pour mieux justifier leurs objectifs de rationalisation à courte vue ou, encore, pour favoriser la privatisation de nos services collectifs. Des milliers de suppressions de postes par-ci, des centaines de millions de coupes budgétaires par-là. Tous les jours, on nous assaille de chiffres comme en témoigne la présente campagne électorale, mais qu’advient-il des personnes et des familles derrière ces statistiques ? Qu’advient-il des services à la population ? Peu de gens semblent s’en soucier. Pour préserver la qualité de notre vivre ensemble, il faut impérativement valoriser le travail de nos membres dans les services publics et, surtout, mieux faire connaître leur contribution essentielle à notre mieux-être collectif.   

Débattre des enjeux sociaux et politiques

Débattre des enjeux sociaux et politiques de nos choix collectifs dans l’espace public est l’une des nombreuses façons de représenter nos membres et de dialoguer avec eux et avec la population. Aussi, dans ce blogue, je traiterai des questions d’éducation, de services de garde, de santé et de services sociaux puisque c’est dans ces secteurs que se retrouve la majorité de nos membres. J’aborderai aussi d’autres questions, notamment culturelles, sociales et politiques plus larges, qui ont une incidence sur nos membres et sur les services qu’ils rendent à la population. À cet égard, en tant que leader d’une organisation composée majoritairement de femmes, je compte aborder les questions touchant la condition des femmes, car j’estime que beaucoup reste à faire en ce domaine, malgré les importants progrès réalisés au cours de la dernière décennie.

Faire entendre la voix des travailleuses et des travailleurs

De nos jours, les chefs d’État prêtent une grande attention aux demandes de certains patrons comme nous le révéleront prochainement les travaux de la commission Charbonneau. Par contre, ils font trop souvent la sourde oreille aux demandes pour plus d’équité sociale et d’intégrité dans la gestion étatique. Bien que l’écho de leur indignation résonne de plus en plus dans les rues, leurs revendications sont trop souvent ignorées par nos gouvernants. C’est pourquoi j’estime qu’il importe de faire entendre haut et fort la voix des travailleuses et des travailleurs. Je m’y engage !

Si vous recevez ce premier billet de ma part, c’est que vous étiez abonnés au blogue de mon prédécesseur, Réjean Parent. J’espère vous compter parmi mes lecteurs dans les prochaines semaines et les prochains mois, et je vous invite à prendre part aux débats qui auront cours dans ce blogue en formulant vos opinions, vos propositions et vos commentaires dans le respect les uns des autres.



[1] Pour plus d’information sur mon parcours syndical et professionnel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Chabot