Registre des armes à feu : une victoire dans l’intérêt commun

11 septembre 2012

Registre des armes à feu : une victoire dans l’intérêt communLa récente décision de la Cour supérieure d’ordonner à Ottawa de remettre les données de ce registre au gouvernement du Québec est accueillie comme un baume par tous les gens épris de paix. Le recours au registre n’aurait peut-être pas empêché le tragique événement de la soirée électorale comme il ne pourra jamais nous prémunir contre tous les actes désespérés. Par contre, comme on pouvait s’y attendre, le jugement établit un lien de causalité entre l’existence d’un registre et la diminution des crimes par armes à feu, rapporte le journal Le Devoir. Cette décision apparaît donc comme une victoire de la raison contre l’idéologie et le lobby des armes à feu.

Un appel en Cour suprême est toujours possible

Bien sûr, un appel à la Cour suprême par le gouvernement fédéral est encore possible, mais la décision de la Cour supérieure demeure importante pour le bien commun. Il faut s’en réjouir. Imaginez, si le fédéral avait obtenu gain de cause, on aurait perdu la trace de 1,6 million d’armes à feu… Il reste à espérer que le gouvernement Harper ne dépensera pas encore des centaines de milliers de dollars de l’argent des contribuables en poursuites juridiques futiles.

L’argument des conservateurs ne tient pas la route

L’argument des conservateurs voulant qu’il ne faille pas « criminaliser les honnêtes chasseurs » ne tient pas la route. Le fait qu’une arme à feu soit enregistrée ne fait évidemment pas de son propriétaire un criminel de facto. Chaque fois qu’ils font l’acquisition d’un véhicule automobile, les citoyens doivent l’enregistrer aux fins d’immatriculation. Cela n’exige pas un effort démesuré et constitue une contrainte tout à fait raisonnable à la liberté individuelle. Il en va de même pour les armes à feu.

S’il y a des lourdeurs administratives, comme certains le prétendent, travaillons à les réduire, mais de grâce ne détruisons pas le système que les municipalités et les provinces ont contribué à mettre en place et qui nous a coûté des centaines de millions. La liberté de posséder une arme non déclarée n’est pas la seule liberté qui compte de nos jours. Nous ne vivons plus au temps du Far West que je sache, il faudrait peut-être le rappeler aux cowboys qui dirigent le Canada. La liberté de l’ensemble des citoyens de vivre dans un environnement sécuritaire doit avoir préséance. Il faut donc prendre les mesures pour garantir cette liberté. Nous devons bien ça aux trop nombreuses victimes des tueries, des drames familiaux et à leur famille.

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Registre des armes à feu: Une victoire pour le Québec