Régimes de retraite du secteur public : une erreur de 45 milliards

1 octobre 2012

Régimes de retraite du secteur public

L’Institut Fraser, un think tank de droite financé par de riches donateurs occultes à l’image de l’Institut économique de Montréal, vient de commettre une erreur magistrale de 45 milliards de dollars qui en dit long sur le sérieux des « savantes études économiques » menées supposément objectivement par ces défenseurs des intérêts des plus riches de la société.

Des « travaux » qui manquent de sérieux

Il faut savoir que l’Institut Fraser, basé à Vancouver, est en quelque sorte le grand frère de cet autre phare de la propagande du laisser-faire économique, l’IEDM. Comme son petit frère québécois, l’Institut Fraser multiplie les prétendues études « économiques » afin d’influencer l’opinion publique et les décideurs en faveur de politiques néolibérales prônant, notamment, la privatisation et la déréglementation au détriment de la justice sociale.

En réalité, les « travaux » des prétendus « chercheurs » de l’Institut Fraser, comme ceux de l’IEDM d’ailleurs, n’ont rien à voir avec la « vraie recherche scientifique », si ce n’est le titre qu’ils usurpent allègrement pour se donner un vernis de crédibilité. Dans les faits, les auteurs des publications de ces thinks tank de droite ne sont que de vulgaires propagandistes des intérêts de leurs riches mécènes.

Une campagne de propagande contre les régimes de retraite

L’énorme erreur de 45 milliards de dollars de l’Institut Fraser dans ce que l’organisme prétendait être une étude-choc sur les régimes de retraite du secteur public est très révélatrice. Depuis des mois, la machine de lobbying du patronat s’est mise en branle pour attaquer sur toutes les tribunes, par la voix des instituts économiques bidon qu’il a créés, la trop grande générosité des régimes de retraite du secteur public. Des régimes que les contribuables n’ont plus les moyens de payer et qui mettraient en péril les finances publiques, à les entendre.

Des affirmations totalement non fondées pour lesquelles je vous invite à lire le document en référence portant sur les mythes et les réalités du RREGOP. Un document sérieux, appuyé sur les vrais chiffres, qui brosse le portrait réel de la réalité.

Des supposés chercheurs aveuglés par la propagande

Quant à l’Institut Fraser, il est pris à son propre jeu alors que cette erreur de 45 milliards de dollars en dit long sur le sérieux qu’il faut accorder aux publications de l’organisme. C’est exactement ce qui arrive lorsque des gens, qui se prétendent des « chercheurs impartiaux », écrivent littéralement aveuglés par la propagande. Ils finissent par ne plus voir l’évidence, même une évidence de 45 milliards de dollars.

Quand l’odeur du pétrole se fait sentir dans les organismes de « bienfaisance »

Soulignons enfin que ces deux organismes, l’Institut Fraser et l’IEDM, qui se sont donnés comme mission de faire « l’éducation économique » des Canadiens et des Québécois, et de produire des recherches « impartiales » sont financés largement par des organisations qui n’ont pas leur siège social au Canada. Alors une question lancinante se pose au sujet de ces deux organisations qui inondent littéralement les médias de leurs recherches bidon et refusent de dévoiler leur source de financement. Quelles compagnies étrangères auraient intérêt à faire notre éducation économique ? À ce sujet, je vous invite à lire la déclaration du sénateur Peterson du mois de mai dernier sur l’utilisation abusive du statut de bienfaisance par des sociétés multinationales étrangères pour faire de l’ingérence dans la politique intérieure canadienne et québécoise. Édifiant ! Cela vous aidera à comprendre pourquoi des multinationales américaines du pétrole qui font des profits scandaleux, en vous égorgeant à chaque fois que vous faites le plein, utilisent des paravents comme l’Institut Fraser et l’IEDM pour influencer nos politiques publiques en prétendant vouloir votre bien.

Liens

L’Institut Fraser fait une erreur de 45 milliards

Déclaration du sénateur Robert W. Peterson, L’ingérence des fondations étrangères dans les affaires internes du Canada—Interpellation

Le RREGOP : mythes et réalités

Institut Fraser

Institut économique de Montréal