Lutter pour un travail décent

5 octobre 2012

Le dimanche 7 octobre a lieu la Journée mondiale du travail décent. Lancée en 2008, à l’initiative de l’Organisation internationale du travail (OIT), cette journée réunit des syndicats, desTu veux améliorer ton sort?  Syndique-toi! organisations de la société civile et des partis politiques et est célébrée dans plus d’une centaine de pays. Elle est une occasion de réfléchir à la situation des personnes qui n’ont pas d’emploi, qui ont un emploi précaire ou qui ont des conditions de travail pénibles. C’est aussi le moment de se rappeler que la meilleure façon de se protéger contre de mauvaises conditions de travail, c’est de se syndiquer. Mais il y a plus encore.

« Les statisticiens ont beau utiliser tous les euphémismes imaginables pour cacher une réalité qui dérange, ça ne change rien à la situation des travailleuses et des travailleurs pauvres. »

 Des milliers de gens vivent une situation économique difficile ici même au Québec. Nombre de nos concitoyennes et de nos concitoyens qui travaillent à temps plein au salaire minimum vivent sous le seuil de la pauvreté et cela touche plus sévèrement les femmes. Ce seuil est désormais pudiquement appelé seuil de faible revenu. Les statisticiens ont beau utiliser tous les euphémismes imaginables pour cacher cette réalité qui dérange, ça ne change rien à la situation des travailleuses et des travailleurs pauvres. Que vos revenus soient sous le seuil de la pauvreté, ou sous le seuil de faible revenu, c’est du pareil au même, vous n’avez pas ce qu’il faut pour vous nourrir, pour vous vêtir et pour assurer la sécurité financière de votre famille de façon décente.

 « Il est essentiel de repenser les façons de faire pour civiliser la mondialisation »

 En outre, les victimes du chômage et des mauvaises conditions de travail sont encore plus nombreuses dans les pays en développement et dans les pays frappés par la crise économique. Ici, au Québec, la crise a frappé moins fort qu’ailleurs. De plus, la syndicalisation a protégé un plus grand nombre de personnes. À l’heure de la mondialisation débridée, où les délocalisations et les fermetures sauvages d’entreprises se traduisent par d’importantes pertes d’emplois dans les pays développés au profit d’emplois le plus souvent mal rémunérés dans les pays en développement, il est essentiel de repenser les façons de faire pour civiliser la mondialisation. Comme le rappelle le groupe de travail sur la dimension sociale de la mondialisation du Bureau international du travail (BIT) : « Faire travailler l’argent au service des gens nécessitera de placer l’objectif du plein emploi productif et du travail décent au cœur du développement socio-économique. » Bref, il faut assurer une mondialisation plus équitable.

 Remettre l’économie au service des personnes

En agissant comme si les gens étaient au service de l’économie plutôt que l’inverse, certains empruntent une trajectoire dangereuse. On le voit déjà dans les pays éprouvés par la crise économique et l’injustice sociale, l’instabilité sociale progresse de façon inquiétante. Les médias nous en offrent des images saisissantes tous les jours. Remettre l’économie au service des personnes et du développement durable, voilà sans doute un des plus grands défis de la raison et de l’humanité pour les prochaines décennies.

Tu veux améliorer ton sort ? Syndique-toi !