Registre des armes d’épaule : un entrefilet qui en dit long

29 octobre 2012

Il y a parfois de ces entrefilets de journaux qui passent inaperçus, mais qui mériteraient pourtant d’être à la une. Ainsi, ce matin, on apprenait d’un article de La Presse canadienne que les conservateurs sont incapables de chiffrer les économies engendrées par la destruction du registre des armes d’épaules. Pourtant, les coûts supposément exorbitants liés à l’entretien du registre et la nécessité de mettre un terme au gaspillage des fonds publics figuraient parmi les principaux arguments à l’origine de cette décision mal avisée. Pire encore, le gouvernement est incapable de chiffrer les coûts de sa destruction.

Le gouvernement Harper, une fois de plus, fait une éclatante démonstration de son aveuglement idéologique, lui qui prétend se faire le champion de l’économie…

Voilà qui démontre bien que le véritable motif qui sous-tend cette décision controversée des conservateurs est d’abord et avant tout idéologique et non pas économique. Bien des gens préoccupés par la sécurité publique et la paix sociale doivent être outrés aujourd’hui de constater qu’ils ont été victimes d’une pareille tromperie. Et que dire des parents et amis des victimes de la tuerie de Polytechnique pour ne nommer que ceux-là. Des gens qui, pour rien au monde, ne voudraient revoir de tels événements violents se reproduire.

Le gouvernement Harper, une fois de plus, fait une éclatante démonstration de son aveuglement idéologique, lui qui prétend se faire le champion de l’économie… tout en multipliant, aux frais des contribuables canadiens, les obstacles juridiques pour empêcher le Québec de rapatrier les données du registre. Désolant !

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