Une journée pour se souvenir, et se soutenir dans la lutte

1 mai 2013

Une journée pour se souvenir, et se soutenir dans la lutteAujourd’hui, le 1er mai, nous soulignons la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Je crois qu’il est important de nous souvenir que cette journée tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour la journée de 8 h de travail.

Un peu d’histoire

Le 1er mai 1884, les syndicats américains se sont donnés deux ans pour imposer aux patrons une limite de 8 h à la journée de travail normale. Le 1er mai 1886, ils sont plus de 340 000 en grève partout aux États-Unis.

Ce conflit n’a pas été pacifique, bien au contraire. À Chicago, trois grévistes sont morts lors d’une manifestation, la répression est forte et la tension palpable. Le lendemain, lors d’une manifestation de protestation, huit policiers sont morts à la suite de l’explosion d’une bombe et de l’éclatement d’une bagarre.

Cinq syndicalistes seront condamnés à mort, sans preuve, et après une enquête fragile. On en viendra à appeler ces événements le Black Friday (vendredi noir).

Je me souviens

Si j’insiste pour un tel retour sur l’histoire de cette fête des travailleurs, c’est pour rappeler les raisons pour lesquelles on célèbre la classe ouvrière et les travailleuses et les travailleurs qui ont lutté avant nous pour améliorer leurs conditions de vie et celles des générations futures.

J’y reviens aussi pour rappeler l’importance de continuer à lutter pour conserver les acquis de celles et de ceux qui nous ont précédés et pour faire du Québec et de la planète un endroit plus juste, plus équitable et plus respectueux de ses travailleuses et travailleurs.

Continuer à lutter pour nous et pour les autres

Les récents événements au Bangladesh sont un dur rappel du chemin qu’il reste à faire pour s’assurer que les droits des travailleurs soient respectés. Au Québec, grâce aux combats syndicaux, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) œuvre aujourd’hui à la défense des travailleurs accidentés du travail et fait de la prévention en entreprise.

Cependant, un reportage d’un journaliste de La Presse, dans l’édition du samedi 27 avril, nous rappelait que certains employeurs préféreraient ne pas avoir à composer avec la complexité des normes minimales permettant aux Québécoises et aux Québécois de travailler en toute sécurité.

Résister aux attaques et préparer demain

Certains commentateurs de droite n’hésitent pas non plus à réclamer un recul des droits syndicaux et sociaux. Ils militent activement pour un affaiblissement des organisations syndicales au pays et pour la disparition de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un filet de sécurité sociale.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper semble vouloir exaucer leurs souhaits avec sa réforme de l’assurance-emploi, l’abolition des crédits d’impôt aux fonds de travailleurs et le projet de loi no C-377 qui attaque de front les organisations syndicales canadiennes.

Voilà pourquoi il faut garder en tête le souvenir des combats passés et les combats à venir, ici et dans le monde, pour faire progresser la cause des travailleuses et des travailleurs. En toute solidarité, bon 1ermai à toutes et à tous !


Références

Les événements du Black Friday

Les événements au Bangladesh

The Ugly Truth About Bill C-377

Trois mois au bas de l’échelle chez Walmart…