Enrayons le travail des enfants!

12 juin 2013

Enrayons le travail des enfants ! Aujourd’hui, nous soulignons la Journée mondiale contre le travail des enfants. En 2013, plusieurs seront surpris d’apprendre que près de 215 millions d’enfants travaillent partout dans le monde. Près de 115 millions d’entre eux exercent toujours des activités dangereuses.

La plupart des enfants travailleurs sont employés dans le domaine de l’agriculture. Il faut noter également qu’un seul de ces enfants sur cinq reçoit une rémunération pour son travail. La vaste majorité de ceux qui ne reçoivent aucun salaire occupe un travail familial. Bien que le travail des enfants recule dans le monde, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), il recule moins vite qu’auparavant.

Des conventions internationales qui font la différence

La Convention sur les droits de l’enfant de l’Organisation des Nations unies (ONU) stipule que « tout enfant a le droit d’être protégé contre l’exécution de tout travail susceptible d’être dangereux ou de faire obstacle à son éducation, de nuire à sa santé ou à son développement physique, moral, mental ou social ». Cette convention mise également sur l’importance de l’éducation dans la lutte au travail des enfants. Elle stipule aussi que l’enseignement primaire doit être obligatoire et accessible gratuitement pour tous les enfants.

La Convention 182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants, ratifiée par plus de 50 pays sur les 175 membres de l’organisation (dont le Canada), appelle à « prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l’interdiction et l’élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence ». Depuis son adoption, des efforts concrets ont été déployés sur le terrain. En fait, on assiste à une intensification spectaculaire des activités organisées pour lutter non seulement contre les pires formes de travail des enfants, mais aussi contre la pratique en général.

L’accès à une éducation de qualité contre l’exploitation

L’accès à l’éducation pour tous est intimement lié à l’élimination du travail des enfants. Il y a trop peu de solutions de rechange qui s’offrent aux enfants qui n’ont pas accès à une éducation de qualité. Ils n’ont d’autre choix que d’intégrer précocement le marché du travail où ils sont vulnérables et soumis à des conditions de travail difficiles et à l’exploitation.

Par ailleurs, le travail des enfants constitue le principal obstacle à l’atteinte des objectifs de l’Éducation pour tous fixés par l’ONU puisque les enfants travailleurs ne peuvent être scolarisés et se trouvent privés de l’éducation qui est nécessaire à leur émancipation. La prévention et l’élimination du travail des enfants devraient faire partie des politiques éducatives mondiales. L’accès à une éducation de qualité, gratuite et obligatoire est la meilleure stratégie pour éliminer le travail des enfants.

Ce que nous pouvons faire

Nous pouvons tous agir contre le travail des enfants. Je vous invite à contacter votre député fédéral afin de l’inviter à faire de l’accès à une éducation de qualité une priorité internationale. Sensibilisez votre entourage à l’existence de ce problème encore bien présent partout dans le monde et assurez-vous de faire des achats responsables. C’est en sensibilisant le plus grand nombre de gens à cette réalité que nous pourrons enrayer le travail des enfants.


Références :