Mourir dans la dignité, un projet de loi audacieux qui va au-delà des lignes partisanes

19 juin 2013

Mourir dans la dignité, un projet de loi audacieux qui va au-delà des lignes partisanesComme fin de session parlementaire à Québec, on ne pouvait pas attendre mieux que le projet de loi no 52 présenté par la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon. Ce fut une belle surprise de voir nos politiciennes et nos politiciens, tous partis confondus, débattre intelligemment et aboutir à un projet de loi qui va bien au-delà de la politique partisane et des lignes de parti. Ce n’était pas un projet de loi facile à élaborer. Par celui-ci, nos élus ont fait preuve de courage et d’humanisme à l’égard des personnes qui veulent mourir dans la dignité.

Un projet de loi bien conçu qui répond à un besoin urgent

Toute la démarche derrière cette idée de « mourir dans la dignité » répond à un urgent besoin de poser et de mieux définir des balises dans un domaine extrêmement sensible qui touche l’humain au cœur de son être. Le projet présenté par madame Hivon reconnaît et précise les droits relatifs à des soins de fin de vie respectueux de la dignité et de l’autonomie des personnes concernées.

Une caractéristique importante du projet est qu’il prévoit plusieurs mécanismes visant à assurer l’obtention d’un consentement libre et éclairé et le respect des volontés des personnes. Sans être exhaustif, il précise les règles particulières en ce qui a trait à l’encadrement et à l’organisation des soins de fin de vie, afin d’assurer, notamment, une réponse adéquate aux besoins exprimés et la sécurité des individus.

Le personnel de la santé, clé de voute de ce projet

Bien entendu, le projet de loi no 52 fera l’objet de consultations à l’automne avant son adoption et sa mise en œuvre. Il faudra alors s’assurer que dans son application, la loi prévoit la disponibilité des ressources nécessaires pour mettre en œuvre les principes exposés par madame Hivon. L’expertise et les préoccupations du personnel de la santé devront être prises en compte.

Malgré son caractère hautement émotif, ce projet met de l’avant les valeurs de compassion partagées par la société québécoise et propose des balises rassurantes. Pour toutes ces raisons, je salue à la fois la portée de ce projet et la façon dont il a été mené jusqu’ici.