Solidarité, audace et convictions pour 2014

19 décembre 2013

Solidarité, audace et convictions pour 2014En cette fin d’année 2013, l’heure est au bilan. L’année se termine et, il faut le reconnaître, elle aura été difficile pour l’ensemble du mouvement syndical. Ce dernier est la cible d’attaques répétées de la part de forces antisyndicales bien organisées, proches du pouvoir, qui remettent en question notre légitimité, notre action et les progrès que nous avons apportés dans la société.

Nos adversaires s’en sont donné à cœur joie sur toutes les tribunes, multipliant les mensonges et les demi-vérités, nous dépeignant comme des « parasites », osant même nous accuser de nuire aux intérêts des travailleuses et travailleurs. Ce sont de grossiers mensonges, mais ils sont répétés sans relâche jusqu’à ce qu’ils deviennent des lieux communs qu’on ne remet plus en question.

Le vrai visage du syndicalisme

Pourtant, les militantes et militants syndicaux que je connais sont motivés par la recherche de justice sociale et par l’espoir d’un Québec plus égalitaire. Cette histoire qui nous est contée dans tous les médias, je ne suis plus capable de l’entendre. Le mouvement syndical a toujours été un moteur de changement social. Nous avons fait de grands gains pour l’ensemble des Québécoises et Québécois.

Une société bâtie à coups de solidarité syndicale

La solidarité syndicale a bâti la société progressiste dont nous jouissons toutes et tous, syndiqués ou non. Le syndicalisme a toujours été et demeure la seule voix dont disposent les travailleuses et travailleurs pour défendre, collectivement, leurs intérêts.

Les assurances collectives, les congés parentaux, l’assurance maladie, l’équité salariale, les vacances et les congés payés, les heures supplémentaires reconnues, les protections sociales, le salaire minimum, les services de garde subventionnés sont des mesures progressistes que nous devons aux combats menés par des militantes et militants syndicaux.

Le modèle québécois d’un État qui assure une plus grande solidarité, une meilleure répartition de la richesse et une meilleure justice sociale est un modèle qui a été porté à bout de bras par le mouvement syndical. Nous avons de quoi être fiers ! C’est cette société qui a su traverser les crises mieux que ses voisines. C’est cette société qui permet à tous ses enfants d’avoir un accès gratuit à l’éducation, à la santé et à un filet de sécurité sociale en cas de malheur. C’est cette société que j’ai envie de défendre et de léguer à mes enfants et petits-enfants.

Droit, légitimité et devoir

Nous avons le droit et la légitimité de nous prononcer sur le type de société que nous voulons. Nous avons le droit et la légitimité de nous mêler de politique parce que tout est politique. Non seulement en avons-nous le droit et la légitimité, mais nous en avons également le devoir. C’est par cette implication politique que le mouvement syndical a réussi à gagner ce que d’aucuns considèrent comme des acquis aujourd’hui.

Volonté, audace et courage

Les syndicats sont loin d’avoir fait leur temps, comme certains voudraient nous le faire croire. Bien au contraire, je demeure convaincue que les plus belles années du syndicalisme sont encore devant nous et 2014 en sera une ! Notre capacité de changer le monde est toujours là et ne dépend que de notre volonté, de notre audace et de notre courage.

La société québécoise ne peut pas se priver d’un syndicalisme fort. Je n’ose même pas imaginer à quoi ressemblerait notre monde si le pouvoir se trouvait seulement entre les mains de capitalistes dont les seules ambitions sont leur enrichissement personnel, sans égard aux conséquences sur les autres et notre environnement.

L’exemple de Mandela

Nelson Mandela, qui nous a quittés récemment, a donné l’exemple de ce qu’un homme peut accomplir pour rendre le monde meilleur en démontrant de la volonté, de l’audace et du courage. Il disait que la pauvreté n’est pas un accident, mais que, comme l’esclavage et l’apartheid, elle a été faite par l’homme et peut être supprimée par des actions communes de l’humanité. Des actions comme celles que mènent au quotidien des militantes et militants au sein de leurs organisations syndicales pour revendiquer une plus juste redistribution de la richesse au profit de l’ensemble de la population.

Nelson Mandela n’a pas mené son combat seul. C’est grâce à l’action collective et à la solidarité de tout un peuple qu’il y est parvenu. Pour 2014, je nous souhaite la solidarité, de l’audace et la force de défendre nos convictions. Joyeuses Fêtes !