Solidarité internationale : enfin, une agence québécoise !

4 mars 2014

Solidarité internationale : enfin, une agence québécoise !L’annonce récente du ministre Jean-François Lisée d’aller de l’avant avec la création d’une agence québécoise de solidarité internationale est vraiment une bonne nouvelle ! Pourquoi ? Parce que l’aide internationale canadienne est en pleine dérive depuis quelques années sous l’impulsion du gouvernement conservateur. Avec ses coupures draconiennes dans le budget de l’aide et sa réorientation vers les entreprises privées et les groupes religieux, le gouvernement Harper a complètement dénaturé la solidarité internationale. Dans ce contexte, l’idée de créer une agence dont les orientations collent davantage aux valeurs québécoises de solidarité internationale, mérite tout notre appui.

Rappelons que la CSQ a participé aux consultations menées par le Comité mis sur pied par le gouvernement pour étudier la pertinence et les conditions de création d’une telle institution. Nous avons, de concert avec la CSN et la FTQ, déposé un avis favorable à cette démarche en juin 2013.

Ça fait plus de trente (30) ans que nous sommes actifs sur le terrain de la coopération au développement. Que ce soit en Haïti, en Afrique ou en Amérique latine, nous avons travaillé aux côtés de nos partenaires syndicaux du Sud pour l’amélioration des conditions de travail, des droits et pour l’accès à l’éducation de populations parmi les plus démunies de la planète. Cette coopération est absolument vitale !

Or, jusqu’en 2011, nous pouvions répondre à ces besoins par l’entremise du financement de l’ACDI. Depuis, le gouvernement conservateur, non seulement content de couper le financement à toutes les organisations syndicales, a carrément aboli l’ACDI ! Du coup, notre capacité d’action s’en est vue réduite et plusieurs partenariats compromis.

Mais attention ! Tout en saluant l’annonce du ministre ainsi que le plan d’action proposé pour la création de l’agence québécoise, nous demeurerons vigilants pour nous assurer que les ressources financières seront à la hauteur des ambitions du projet et, surtout, que les organisations syndicales auront accès au financement. En souhaitant, qu’entre temps, les élections ne viennent pas brouiller les cartes…