L’austérité nuit aux travailleuses et travailleurs

1 mai 2014

L’austérité nuit aux travailleuses et travailleursLe premier mai, nous soulignons la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. L’an dernier, j’insistais sur l’importance de nous souvenir des origines de cette journée pour mieux continuer la lutte. Cette année, les droits des travailleuses et travailleurs sont attaqués. La conjoncture force le mouvement ouvrier à préparer la riposte.

Un vent de droite

Un vent de droite antisyndical souffle sur notre société. Ce vent emporte plusieurs choses sur son chemin, augmentant la tendance lourde à la privatisation de nos services publics, à la hausse des tarifs, à l’accroissement des inégalités et aux politiques d’austérité qui les encadrent.

Si nous voulons une société plus juste et égalitaire, dans laquelle le développement économique se fait en tenant compte des intérêts collectifs, il faudra mettre fin à l’attitude du « chacun pour soi » qui semble prévaloir chez certains commentateurs de l’actualité et chez certains de nos décideurs.

Pourquoi attaquer le mouvement ouvrier ?

Les travailleuses et travailleurs sont en proie à une attaque frontale de leurs droits. Afin d’imposer les mesures d’austérité, nos gouvernements doivent limiter les droits démocratiques de toute la population. Les lois antisyndicales qui sont déployées un peu partout au pays, tant au fédéral que dans certaines législations provinciales, constituent une facette de ces limites.

Quel intérêt ont nos gouvernements à s’attaquer à des organisations qui revendiquent le droit à un travail et à un revenu décents tout au long de la vie ? Les organisations syndicales sont la voix des travailleuses et travailleurs. Partout où le mouvement syndical s’est vu affaiblir par le pouvoir législatif et économique, ce sont les citoyennes et citoyens qui écopent.

Aux prises avec l’austérité, ces derniers sont aussi des travailleuses et travailleurs. Qu’ils soient dans le secteur privé ou dans le secteur public, ils se démènent chaque jour pour faire rouler notre économie. Ils se lèvent, vont travailler, consomment, s’occupent de leur famille, vont chez le médecin avec le petit, assistent aux réunions de parents, paient des impôts, s’impliquent dans leur communauté, comme moi, comme vous.

Les mesures d’austérité et les compressions budgétaires qui les caractérisent se font au détriment des services à la population. Elles ne représentent pas seulement des pertes d’emploi, elles représentent aussi des pertes de services pour la population. Comme citoyenne, je ne peux rester les bras croisés devant un tel déploiement délibéré de mesures qui nuiront à toutes et tous. Aujourd’hui, partout au Québec, nous préparons la riposte. Serez-vous des nôtres ?

Références

Une journée pour se souvenir, et se soutenir dans la lutte

Fête internationale des travailleuses et des travailleurs – Activités du premier mai