Et si on bâtissait un monde meilleur

29 mai 2014

Et si on bâtissait un monde meilleurJ’ai la chance de participer cette semaine à une conférence mondiale sur l’éducation, organisée par l’Internationale de l’Éducation en partenariat avec l’OCDE et l’UNESCO. Des représentantes et représentants de partout à travers le monde discuteront d’accessibilité, de qualité et du pouvoir de l’éducation dans la transformation de notre monde en un endroit plus juste, plus pacifique et plus en santé.

Je trouve qu’il est inspirant d’écouter tous ces intervenants et intervenantes de l’éducation raconter leurs réalités et leur passion de transmettre leurs connaissances et le désir d’apprendre à des millions d’élèves partout dans le monde.

Bâtir un monde meilleur

Nous y abordons la question de l’importance de reconnaître à sa juste valeur la profession enseignante et également tous les métiers et professions qui permettent d’offrir un environnement d’apprentissage de qualité. Nous discutons aussi d’équité et d’accès à l’éducation. Nous sommes en train de jeter les bases de ce qui pourrait être un monde meilleur.

L’éducation publique de qualité est la base de la lutte à la pauvreté et aux inégalités. C’est d’ailleurs pourquoi l’éducation pour tous figurait en tête de liste des objectifs du millénaire de l’Organisation des Nations unies (ONU). Ces objectifs devaient être atteints d’ici 2015. On ne se mettra pas la tête dans le sable, ils sont loin de l’être.

Précarité des postes, personnel enseignant qui n’a pas les outils et les ressources nécessaires pour bien faire son travail, trop d’élèves par classe, dévalorisation de la profession, privatisation des services, voilà autant de problèmes qui sont soulevés par les intervenantes et intervenants de cette conférence. Pourtant, l’éducation est le meilleur investissement qu’une société puisse faire.

Les moyens de bâtir

Le point commun de toutes les interventions est que le personnel de l’éducation a besoin de moyens. Il est prouvé qu’une éducation publique gratuite est la meilleure façon de garantir l’accès et la réussite scolaire de tous les enfants. Or, qui dit éducation publique, dit fonds publics. L’éducation est donc aussi une question de fiscalité. Je fais le pari que cet investissement peut se faire à coût nul. Une société plus scolarisée est une société en meilleure santé, une société où le taux de criminalité est plus bas, une société qui s’en tire mieux économiquement, une société qui crée et qui répartit mieux la richesse.

Unis pour l’éducation

Partout sur la planète, l’éducation est menacée. Par des politiques d’austérité comme celles imposées en Grèce, en Espagne et au Portugal, et par des politiques de privatisation comme aux États-Unis ou en Angleterre, les écoles sont les premières victimes de politiques gouvernementales rétrogrades et les élèves en subissent les dommages collatéraux.

Elles sont aussi les premières victimes de régimes ou de factions violentes comme la secte Boko Haram au Nigéria ou les talibans en Afghanistan et au Pakistan. L’éducation doit figurer en première place des objectifs de tous les pays. L’élève doit être au cœur des préoccupations de nos gouvernements.

Il est grand temps d’arrêter de faire de l’éducation une cible facile. Il est grand temps de se tenir debout et de réclamer de nos dirigeants qu’ils en fassent une priorité. Il est grand temps d’être unis pour l’éducation de qualité, au Québec comme ailleurs !

Lien pertinent

Conférence Uni(e)s pour l’éducation de qualité