Si l’éducation vous intéresse

9 octobre 2014

Si l’on se fie aux propos que tenait Yves Bolduc dans Le Devoir samedi dernier, seulement 8 % de la population du Québec tient à notre système Si l’éducation vous intéressed’éducation. Faites-vous partie de ces 560 000 personnes qui croient que l’éducation devrait être une priorité nationale au Québec ?

En même temps, est-ce possible qu’on puisse contenir toutes les personnes ayant l’éducation à cœur dans la seule ville de Laval ? Bien sûr que non ! Quand on lit un peu les journaux, qu’on parle aux gens dans la rue, dans leurs milieux de travail, au centre commercial, qu’on écoute ce qui se dit à la radio et à la télévision, on se rend compte rapidement que l’éducation est un sujet important.

Le ministre Bolduc a cependant décidé de ne se fier qu’au taux de participation aux élections scolaires pour juger de l’intérêt des Québécoises et Québécois sur la question.

L’éducation pour tous

L’éducation, ça concerne tout le monde. On paie tous des impôts et des taxes scolaires pour financer nos écoles, du primaire jusqu’à l’université, en passant par le secondaire, le cégep et les centres d’éducation aux adultes et de formation professionnelle. C’est bien plus qu’un simple déversoir de connaissance ou un lieu d’apprentissage d’un métier, c’est le fondement même de nos valeurs communes, c’est l’apprentissage de la citoyenneté. Une saine démocratie commence par une éducation en santé.

Une société éduquée est littéralement en meilleure santé, plus juste, plus prospère. Ce constat, je suis certaine que je le partage avec plus de 8 % de la population du Québec.

La démocratie scolaire, pour quoi faire ?

L’éducation étant un bien public, nous avons toutes et tous notre mot à dire. Quels services seront offerts aux élèves, jeunes et adultes ? Qu’allons-nous faire collectivement pour amener ces élèves à développer leur plein potentiel ? Quelle place prendront les écoles dans leur communauté (prêt des locaux, gymnases, etc.) ?

Toutes ces questions n’appartiennent pas à une élite bien-pensante, elles appartiennent à l’ensemble de la population. C’est pour nous assurer que les priorités de notre système d’éducation reflètent les priorités des citoyennes et citoyens que la démocratie scolaire existe. Il faut s’en servir !

Où est la promotion ?

Alors même qu’il fait reposer de grands pans d’une vaste réforme, dont on ne connaît rien si ce n’est quelques rumeurs, sur le taux de participation aux prochaines élections scolaires, le gouvernement du Parti libéral du Québec ne semble pas très enthousiaste à faire la promotion de ce scrutin. Traditionnellement, très peu de gens vont voter aux élections scolaires, d’autant plus que la dernière remonte à 2007. Sans promotion, l’histoire pourrait se répéter… mais cela pourrait également changer.

Faisons de l’éducation une priorité nationale au Québec. Envoyons un message fort au ministre Bolduc. Le 2 novembre, votons en grand nombre aux élections scolaires !

Pour plus d’information : www.electionsscolaires2014.com/