Vous reste-t-il un petit lousse ?

7 novembre 2014

Vous reste-t-il un petit lousse ?Vous connaissez le petit lousse ? C’est ce qui nous permet de faire face aux imprévus. Les petits 20, 30 ou 40 dollars que l’on met de côté chaque semaine pour des projets, pour la retraite, pour payer l’hypothèque plus rapidement, pour rembourser ses dettes d’études ou tout simplement pour se faire un petit coussin de sécurité. Avec la nouvelle « taxe-famille » du gouvernement libéral, je connais très peu de jeunes familles qui pourront se le permettre !

Quelle équité entre les générations ?

On ne se leurrera pas, les premiers bénéficiaires des services de garde à la petite enfance, qu’ils soient en milieu familial, en CPE ou en milieu scolaire, sont les jeunes parents. Ces derniers se sont endettés après leurs études plus que toutes les autres générations les ayant précédées. Ces mêmes jeunes parents ont vu leur pouvoir d’achat diminuer par rapport à celui de leurs parents au même âge. Ces mêmes jeunes parents vivent une paie à la fois, comme 46 % des personnes salariées québécoises.

Stimuler l’économie, ça aide aussi à atteindre le déficit zéro

Si l’objectif réel du gouvernement Couillard était l’atteinte du déficit zéro, il envisagerait les stimuli économiques comme moyen d’augmenter les revenus de l’État. Chaque dollar investi dans les services publics génère un effet multiplicateur de 1,60 $. Cela signifie également que pour chaque dollar que l’on coupe, c’est 1,60 $ qui part aussi ! Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est le Fonds monétaire international (FMI).

Ce qui ressort plutôt de ces coupes, c’est une idéologie de réduction à tout prix de l’État, une idéologie de privatisation. Les parents qui verront leurs frais de garde augmenter à 20 $ par jour se tourneront vers le secteur privé puisque la différence de prix sera de moins en moins grande. C’est un cadeau de plus aux garderies privées qui ont vu leur nombre exploser depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir en 2003.

La petite enfance, c’est l’affaire de tous

Un récent reportage de Radio-Canada montrait les réalités bien différentes entre deux familles vivant avec un revenu de 45 000 $ par année. Une vivait au Vermont, l’autre à Sherbrooke. Quelle était la différence la plus marquante, celle qui permettait à un des deux couples d’avoir « un petit lousse » pour des projets d’avenir ? Ce sont les 1 000 $ par mois de frais de garde en moins et les allocations familiales plus généreuses au Québec.

Soutenir les familles de la classe moyenne est un choix politique. C’est loin d’être un luxe. C’est pour cela que je manifesterai ce dimanche pour protéger notre politique familiale, pour aider les jeunes familles québécoises. Je vous invite à faire de même !

Références

Grands rassemblements Toujours fous de nos enfants.

Vivre avec 45 000 $, mieux au Québec ou au Vermont ?

46 % des salariés québécois vivent d’une paie à l’autre