Le mensonge

21 novembre 2014

Le mensongeNos politiciens mentent. Ce n’est pas une lubie, c’est un fait. Le dernier mensonge en lice ? Philippe Couillard qui promettait, en campagne électorale, qu’il ne hausserait pas les tarifs des services de garde. Finalement, il les augmentera de manière draconienne. Faut-il s’en étonner ? Nous n’en sommes pas à un mensonge près. On a cependant le devoir de s’en indigner.

Les services à la population

Quand les ministres du gouvernement Couillard nous disent que leurs réformes se feront sans heurts pour les services à la population, c’est aussi un mensonge éhonté. Dans le réseau de la santé et des services sociaux, la protectrice du citoyen a expliqué, dans un rapport dont j’ai déjà fait mention, que les compressions ont des effets directs et négatifs sur la prestation de services. Donc, quand le ministre Barrette nous dit que sa réforme est pour le bien des patients, il ment.

Dans le réseau de l’éducation, le personnel enseignant, le personnel professionnel et le personnel de soutien décrient déjà les pertes d’effectif qui touchent directement les mesures d’aide à la réussite des élèves. En cinq ans, c’est près d’un milliard de dollars qui ont été retirés du système scolaire. Donc, quand le ministre Bolduc nous dit que ses brassages de structures n’affecteront pas les services aux élèves, il ment.

Dans le réseau de la petite enfance, la ministre Charbonneau nous dit que l’universalité n’a jamais existé dans les services de garde et que la hausse des coûts se fera au bénéfice des parents et des enfants. Pourtant, son ministère a siphonné 70 millions de dollars à même les surplus budgétaires des centres de la petite enfance (CPE) et a gelé la création de nouvelles places pour les enfants du Québec. Donc, quand la ministre nous dit qu’elle agit pour le bien des parents, elle ment.

Tout le monde fera son effort… ou presque

Le ministre des Finances, Carlos Leitao, et son comparse au Conseil du trésor, Martin Coiteux, insistent pour dire qu’en cette période d’austérité, tout le monde doit mettre la main dans sa poche et se serrer la ceinture. Malgré cela, les subventions aux entreprises ne diminuent pas, le Plan Nord est sur les rails, les dépenses en médicaments continuent d’augmenter, le gaspillage gouvernemental en informatique se poursuit, etc. Donc, quand le gouvernement Couillard dit qu’il exige des efforts de tout le monde, il ment.

En vérité, ce « tout le monde » n’inclut pas les banques, les financiers, les grandes fortunes recevant des dividendes en capital plutôt qu’en revenu de travail, les compagnies pratiquant l’évitement ou l’évasion fiscale, etc. Le « tout le monde », c’est vous, c’est moi, ce sont toutes les travailleuses et travailleurs du Québec.

Le 29 novembre, exigeons la vérité !

Comment pouvons-nous exiger la vérité de nos politiciens ? Comment nous assurer qu’ils prennent des décisions pour le bien de la population ? Comment leur faire comprendre notre indignation et notre volonté de préserver les services publics que nous avons mis des années à bâtir ? Il n’y a pas 36 solutions, il faut prendre la rue ! Le 29 novembre, à Montréal et à Québec, c’est un rendez-vous à ne pas manquer !

Références

http://www.austerite.lacsq.org

http://www.refusonslausterite.org

Manifestation du 29 novembre