Trois bonnes raisons de ne pas voter Harper

9 octobre 2015

bilan-harper-blogueSerge Cadieux, secrétaire général de la FTQ, m’a lancé un défi : donner trois bonnes raisons de ne pas voter pour le Parti conservateur de Stephen Harper. Trois raisons, c’est très peu. C’est difficile de choisir !

Un gouvernement résolument antisyndical

Sous Stephen Harper, le gouvernement conservateur a adopté pas moins de cinq lois spéciales pour forcer le retour au travail, mettre un terme à des négociations ou imposer une offre à des travailleuses et travailleurs. Ces lois ont touché autant des sociétés d’État comme Postes Canada que des entreprises privées comme Air Canada et le Canadien Pacifique.

Dans tous les cas, ce sont les travailleuses et travailleurs s’étant vu retirer le droit de négocier dignement leurs conditions de travail qui ont été les grands perdants de l’affaire.

En 2013, les conservateurs ont modifié les normes de santé et de sécurité au travail dans la fonction publique pour réduire la possibilité d’utiliser le droit de refus. Pour eux, la santé et la sécurité au travail ne sont pas prioritaires.

En 2015, ils ont adopté la loi C-525 pour rendre plus difficile la syndicalisation et faciliter la désyndicalisation des employées et employés de juridiction fédérale. Tout ça, c’est sans parler de la loi C-377 à propos de laquelle j’ai déjà écrit plusieurs billets. Pour les conservateurs, celles et ceux qui défendent les droits des travailleuses et travailleurs sont une nuisance.

Le saccage de l’assurance-emploi

Il y a deux ans, les conservateurs ont adopté une réforme qui est venue déstabiliser l’économie de plusieurs régions en restreignant l’accès à l’assurance-emploi pour les « prestataires fréquents », pour la plupart des travailleurs saisonniers et précaires. Ils ont tellement charcuté le programme que près de 60 % des personnes qui perdent maintenant leur emploi n’ont plus droit aux prestations de chômage.

En outre, ils ont eu le culot de piger dans les surplus de la caisse de l’assurance-emploi pour éponger leur déficit budgétaire en vue du déclenchement des élections. Cette caisse est financée par les travailleuses et travailleurs, et leur employeur. Le gouvernement n’y met aucun sous.

Un gouvernement misogyne

Le gouvernement de Stephen Harper a beaucoup contribué à faire reculer les droits des femmes en démantelant plusieurs programmes et mesures visant la défense et la promotion des droits des femmes. Il a également fait tomber le couperet sur le budget de fonctionnement de Condition féminine Canada qui a dû fermer 12 bureaux régionaux. Il a aussi aboli le financement public des organismes de défense des droits des femmes, en plus de nier leur droit à l’équité salariale dans la fonction publique fédérale !

Relever le défi d’un cran

Je relève le défi d’un cran en vous référant à un document produit par la CSQ faisant le bilan du gouvernement Harper. On y retrouve au moins 15 excellentes raisons de changer de gouvernement le 19 octobre !

C’est à mon tour de mettre des gens au défi :

Demeurant à Saint-Mathieu-du-Parc, j’aimerais mettre au défi Fred Pellerin qui habite la municipalité voisine, Eve-Lyne Couturier, chercheuse à l’IRIS ainsi que Martine Desjardins. À votre tour de partager trois bonnes raisons de ne pas voter conservateur et de mettre au défi trois personnes de votre choix !