Miser sur la richesse du français

23 mars 2016

330x220francaisEn cette Semaine nationale de la Francophonie, il convient de se souvenir de la richesse de la langue française et de l’importance de miser sur une francophonie forte, au Québec comme ailleurs, pour dynamiser notre société.

Accueillir en français

Pour cela, il faut pouvoir compter sur une politique d’immigration qui accueille en français. Or, le projet de loi no 77 visant à remplacer la Loi sur l’immigration au Québec ne semble pas aller en ce sens.

Au contraire, le gouvernement Couillard semble miser davantage sur les besoins ponctuels en main-d’œuvre des entreprises que sur l’intégration des nouveaux arrivants. D’autant plus que les programmes de francisation du Québec connaissent plusieurs lacunes qui les empêchent de répondre à leur mission.

Faire affaire en français, c’est payant

Notre principal partenaire commercial demeure notre voisin du Sud, les États-Unis. Ce fait n’est pas près de changer. Quoique… 75 États et gouvernements sont membres ou observateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cela représentait, en 2010, 14 % du revenu national brut mondial. C’est tout un marché pour nos produits culturels et manufacturiers !

Miser sur la langue française, c’est aussi ouvrir la porte à des opportunités de faire grandir nos entreprises et d’enrichir le Québec, en français.

Défendre le français, une vigilance de tous les instants

Nos lois linguistiques ont permis de renforcer l’importance du fait français au Québec, mais elles ne sont pas à l’épreuve de tout. Il faut demeurer vigilant. Récemment, le journal La Presse nous apprenait qu’une école d’immersion anglaise privée non subventionnée (et donc non soumise aux dispositions de la loi 101) offrirait des cours d’immersion à même les locaux d’une école privée subventionnée par l’État (et donc soumise aux dispositions de la loi).

Cette entourloupette est ridicule et vise clairement à faire indirectement ce qui est interdit directement. Luc Fortin, ministre de la Culture et des Communications et responsable de la Charte de la langue française, doit agir pour faire cesser cette mascarade. D’ailleurs, pour régler la question une fois pour toutes, il suffirait d’assujettir les écoles privées non subventionnées aux dispositions de la Charte. Défendre notre langue est notre responsabilité à tous et cela demande une vigilance de tous les instants.

Bonne Semaine nationale de la Francophonie !