Conseils d’administration des organismes publics : place aux jeunes!

14 juin 2016

350x233place-aux-jeunesQuelques fois, l’Assemblée nationale nous surprend. Des projets de loi rassembleurs comme celui sur l’aide médicale à mourir ou, plus récemment, celui modifiant le Code civil afin de protéger les droits des locataires aînés ainsi que celui visant à renforcer la lutte contre la transphobie sont de bons exemples de ces moments où les députées et députés s’élèvent au-dessus de la mêlée partisane pour faire avancer les choses.

Espérons que ce sera également le cas lorsque viendra le temps de discuter du projet de loi d’initiative personnelle du député libéral de Sainte-Rose, Jean Habel. Celui-ci viendrait modifier la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État pour contraindre ces dernières à réserver un des sièges de leur conseil d’administration aux personnes de moins de 35 ans.

Respecter la diversité des expériences

Demande récurrente de plusieurs groupes de défense des intérêts des jeunes, cette mesure permettrait aux sociétés d’État de bénéficier d’une plus grande diversité de points de vue et de préparer une relève dynamique à l’aulne du vieillissement de la population (et des membres actuels des conseils d’administration qui entrent en poste en moyenne à 51 ans).

Par contre, réserver une place aux jeunes ne signifie pas pour autant qu’ils siégeront aux divers conseils d’administration pour cette seule raison. Il est clair qu’il existe déjà un bon bassin de jeunes de moins de 35 ans très compétents pour occuper ces fonctions. Il ne faut pas non plus que cet exercice ne se résume qu’à un programme de mentorat.

Une bonne nouvelle pour le Québec

Compte tenu du très faible pourcentage de jeunes administrateurs dans les sociétés d’État (moins de 1 %), le Québec a un fort rattrapage à effectuer pour s’assurer d’une représentation adéquate de cette frange de la population.

Cette représentation accrue des jeunes aurait sans nul doute un effet positif sur la prise de décision des sociétés d’État et inspirerait très certainement les entreprises privées et les divers organismes de la société civile à emboîter le pas.

Plus de diversité dans les profils des administrateurs de nos sociétés d’État ne peut qu’être une bonne nouvelle, ne trouvez-vous pas? Une chose est certaine, ce projet de loi mérite d’être étudié avec sérieux!