Comment est-ce possible?

9 novembre 2016

Une longue nuit sans sommeil pour plusieurs, un réveil brutal pour d’autres, et la question sur toutes les lèvres ce matin, comment est-ce possible?

Comment cet homme d’affaires milliardaire a-t-il pu défier tous les pronostics et parcourir le chemin le conduisant à la porte de la Maison Blanche?

Comment un homme qui a fait sa fortune sur le dos de ses employés, en plus de piller son propre pays avec l’évitement fiscal qu’il n’a jamais caché, a-t-il pu réussir l’impensable?

Comment un homme seul tout au long de sa campagne, qui a fourbi ses pires armes à l’endroit des femmes, des minorités, des immigrants, des gens qui forment la majorité de la population de ce grand pays, a-t-il-pu vaincre?

Je partage entièrement les propos de Rima Elkouri, chroniqueuse à La Presse, qui écrit ce matin que « C’est une victoire historique, il n’y a pas à dire. Une victoire historique de la misogynie. »

Un plafond de verre trop dense

Hier, on avait invité au petit écran notre première femme première ministre, Pauline Marois, pour célébrer la victoire de la première femme présidente des États-Unis d’Amérique.

Malheureusement, on a dû la remercier de sa présence, car le plafond de verre ne se fracassera pas; il semble être encore trop solide.

Qu’en sera-t-il donc aujourd’hui et demain pour la démocratie? Pour le droit des femmes? Pour l’ouverture au monde? Pour le droit des sans-papiers et de toutes les minorités? Qu’adviendra-t-il des droits syndicaux, des droits sociaux et même des droits humains au lendemain de cette élection?

Les droits fondamentaux au lendemain du 8 novembre

Au nom de quelle liberté Donald Trump gouvernera-t-il?

Comment peut-on le croire lorsqu’il affirme sans scrupules, dans son discours de victoire, qu’il sera le président de tous les Américains?

J’espère me tromper en imaginant que des jours bien sombres se dessinent pour les droits les plus fondamentaux d’une société au lendemain du 8 novembre 2016 : la justice, la paix, l’égalité et l’équité.

De notre côté, nous restons toujours debout pour nous assurer qu’ils soient respectés et, dans ce contexte difficile, il est d’autant plus nécessaire que nous poursuivions ensemble notre engagement pour faire triompher la solidarité.