1er mai 2017 : le travail pas à n’importe quel prix!

1 mai 2017

Rythme effréné, horaires variables, course pour la garderie ou l’école, stress accru, pression de performance, travail continuel, précarité, salaires stagnants, voilà quelques caractéristiques du monde contemporain du travail. Je n’en suis pas à mon premier 1er mai, Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, mais celui-ci est particulièrement pertinent cette année.

Parfois, on a l’impression fâcheuse de ne pas assez avancer, on peut même avoir l’impression de reculer alors qu’on devrait tout faire pour améliorer les conditions de vie et de travail dans un contexte où le Québec devra combler des millions d’emplois dans les prochaines années!

Brasser les choses

Collectivement, on ne peut pas se permettre de laisser les choses stagner ainsi. Dans certains secteurs comme l’éducation ou la santé et les services sociaux, on gère à l’ancienne, en ne tenant compte que d’un seul élément : les statistiques. On se préoccupe plus de bien paraître en maquillant les notes des élèves que de porter notre attention sur la réelle réussite éducative des élèves. On tend à vouloir quantifier le nombre d’actes médicaux au lieu de prendre le temps de soigner globalement les humains qui requièrent ces soins.

Lors du Rendez-vous national sur la main-d’œuvre, tenu en février dernier, il a été beaucoup question d’adéquation formation-emploi, de former la future main-d’œuvre afin de préparer les gens à occuper les emplois de demain. Très peu a été dit sur ce qu’on comptait faire pour la retenir, cette main-d’œuvre. Si on n’agit pas sur les problèmes de surcharge de travail et de précarité d’emploi, on s’enligne dans un mur à vitesse grand V.

Les enjeux qui guettent le monde du travail sont importants. Ils touchent la rémunération, c’est certain, et aussi l’organisation du travail, la conciliation famille-travail-études, les carences en santé et sécurité et les disparités de traitement dans les régimes de retraite. À un moment donné, il va falloir adapter les normes du travail à la réalité.

Juste pour la conciliation famille-travail-études, il y a tout un collectif d’organisations syndicales qui a déposé auprès du ministre de la Famille, Sébastien Proulx, il y a presque un an, un projet de loi-cadre en matière de conciliation famille-travail-études. Ça fait plus de 20 ans qu’on travaille sur cette question dans le mouvement syndical et que rien ne bouge du côté du gouvernement… Il serait peut-être temps pour le gouvernement du Québec d’arriver en 2017!

Un salaire décent, de bonnes conditions de travail qui permettent de concilier obligations professionnelles et vie familiale et personnelle, ainsi qu’une meilleure organisation du travail permettant de bien faire son boulot sans brûler la chandelle par les deux bouts, ce n’est pas trop demander non? En ce premier mai, souhaitons-nous une meilleure qualité de vie au travail!